Approche de la Phytothérapie 

    

 

La plupart des espèces végétales qui poussent dans le monde entier

possèdent des vertus thérapeutiques, car elles contiennent des principes actifs qui agissent

directement sur l'organisme.

 

On les utilise aussi bien en médecine classique qu'en phytothérapie : elles présentent en effet des avantages dont les médicaments sont souvent dépourvus....

 

Des plantes à utiliser avec précaution

Si les plantes sont faciles à utiliser, certaines d'entre elles provoquent également des effets secondaires. Comme tous les médicaments, les plantes médicinales doivent être employées avec précaution. Il est recommandé de

n'utiliser une plante que sur les conseils d'un spécialiste : mal dosée, l'éphédra (Ephedm sinica ) est très toxique et la consoude (Symphytum officinale), une plante qui a connu, jadis, son heure de gloire, peut avoir des effets fatals dans certaines circonstances. Toutefois, lorsqu'un traitement à base de plantes

est suivi correctement, les risques d'effets secondaires sont fort limités.

L'action de la phytothérapie sur l'organisme dépend de la composition des plantes. Depuis le XVIIIe siècle, au cours duquel des savants ont commencé à extraire et à isoler les substances chimiques qu'elles contiennent,

on considère les plantes et leurs effets en fonction de leurs principes actifs. 

La recherche des principes actifs extraits des plantes est d'une importance capitale car elle a la mise au point de médicaments essentiels : La tubocurarine, le relaxant musculaire le plus puissant, est dérivée du curare{Chondroâendron tomentosum) et la morphine, l'analgésique le plus puissant, est tirée du pavot à opium {Papaver somniferum). D'autres anesthésiants proviennent de plantes : la cocaïne, par exemple,est tirée du coca (Erythroxylum coca).

 Aujourd'hui,les plantes sont de plus en plus utilisées par l'industrie pharmaceutique. Il est difficile d'imaginer le monde sans la quinine (dérivée du genre Cinchona), qui est employée contre la malaria, sans la digoxine (du genre Digitalis,), qui soigne le coeur, ou encore l'éphédrine (du genre Ephedra), que l'on retrouve dans de nombreuses prescriptions contre les rhumes. Ces trois plantes ainsi que beaucoup d'autres sont largement utilisées par la médecine classique.


L'EFFICACITÉ DES PLANTES ENTIÈRES

S'il est capital de maîtriser l'action des différents principes actifs pris isolément, la phytothérapie, à la différence de la médecine classique, recommande d'utiliser la plante entière, appelée aussi «totum» plutôt que des extraits obtenus en laboratoire. Etudier les pièces d'une montre et réussir à en identifier les parties essentielles ne permet pas de comprendre comment elle fonctionne, de même que disséquer une plante médicinale pour isoler ses principes actifs ne suffit pas pour expliquer comment elle agit. Une plante entière est plus efficace que la somme de ses composants. Ainsi, des chercheurs ont démontré que les principes actifs de nombreux végétaux, tels ceux du ginkgo biloba, agissent de manière complexe et combinée pour produire un effet thérapeutique global. Les plantes contiennent des centaines, voire des milliers de substances chimiques actives. Souvent, déterminer en détail l'action d'une plante est très difficile, sinon impossible - même si son effet médical est, en revanche, bien connu. L'étude pharmacologique des plantes entières indique qu'elles fonctionnent comme un puzzle incomplet. En outre, bien qu'il soit utile de connaître les principes actifs d'une plante, cette information peut être trompeuse : ainsi, la rhubarbe de Chine (Rheum palmatum), dont l'action irritante des dérivés anthracéniques sur la paroi intestinale stimule les selles, est fréquemment employée comme purgatif. Mais elle n'est efficace qu'à hautes doses. 

A petites doses, d'autres de ses constituants comme les tanins ont un effet plutôt astringent sur les muqueuses intestinales. La rhubarbe de Chine produit donc des effets contradictoires selon la quantité absorbée : elle est laxative à des doses modérées ou importantes, anti diarrhéique à de faibles doses. Cet exemple démontre que l'expérience du praticien combinée à celle du patient est souvent le guide le plus sûr pour connaître l'effet thérapeutique des plantes entières ; ensuite, que la valeur d'une plante médicinale ne peut être limitée à la liste de ses principes actifs.

Des plantes nutritives et curatives 

En général, le corps humain est bien mieux adapté à un traitement à base de plantes qu'à une thérapeutique exclusivement chimique. L'homme et les plantes vivent côte à côte depuis des dizaines de milliers d'années.

Il est habitué à consommer et à digérer différentes espèces de plantes, qui sont bien souvent appréciées pour leurs qualités aussi bien médicinales que nutritives. La ligne de démarcation entre les propriétés nutritives

et les propriétés curatives n'est pas toujours très nette.

Le citron, la papaye, l'oignon et l'avoine sont-ils des aliments ou des médicaments ? En réalité, ils sont les deux à la fois. Le citron (Çitrus limon) prévient les infections ; la papaye (Papaya Carica) est parfois utilisée comme vermifuge; l'oignon (Allium cepa) prévient les affections des bronches ; l'avoine (Avena sativa) augmente l'énergie. De fait, la phytothérapie prend tout son sens lorsque la frontière entre aliments et médicaments disparaît.  Le fait d'ignorer les vertus du porridge que l'on mange, n'empêche pas celui-ci d'augmenter la résistance de notre corps, d'assurer le bon fonctionnement de notre système nerveux, de nous procurer des vitamines B et de faciliter la digestion.

Le pouvoir des plantes

L'action de la phytothérapie sur l'organisme dépend de la composition des plantes. Depuis le XVIIIe siècle, au cours duquel des savants ont commencé à extraire et à isoler les substances chimiques qu'elles contiennent,

on considère les plantes et leurs effets en fonction de leurs principes actifs. 

La recherche des principes actifs extraits des plantes est d'une importance capitale car elle a la mise au point de médicaments essentiels : La tubocurarine, le relaxant musculaire le plus puissant, est dérivée du curare{Chondroâendron tomentosum) et la morphine, l'analgésique le plus puissant, est tirée du pavot à opium {Papaver somniferum). D'autres anesthésiants proviennent de plantes : la cocaïne, par exemple,est tirée du coca (Erythroxylum coca).

 Aujourd'hui,les plantes sont de plus en plus utilisées par l'industrie pharmaceutique. Il est difficile d'imaginer le monde sans la quinine (dérivée du genre Cinchona), qui est employée contre la malaria, sans la digoxine (du genre Digitalis,), qui soigne le coeur, ou encore l'éphédrine (du genre Ephedra), que l'on retrouve dans de nombreuses prescriptions contre les rhumes. Ces trois plantes ainsi que beaucoup d'autres sont largement utilisées

par la médecine classique.


Traitements à base de plantes

Si les stratégies adoptées par les phytothérapeutes pour prévenir les maladies ou pour guérir les malades sont différentes selon les nombreuses traditions en usage sur la planète, les effets sur le corps des traitements à base de plantes sont eux identiques. Plusieurs milliers de plantes sont utilisées de par le monde. Leur champ d'action est vaste et leur puissance varie. La plupart ont des effets spécifiques sur certaines parties de l'organisme et sont reconnues pour pouvoir traiter divers cas .

Comme nous l'avons vu plus haut, une plante n'est pas une « recette magique » dotée d'une action unique, mais un ensemble complexe pourvu de principes actifs qui ont une influence sur les différents systèmes de régulation du corps. En associant la recherche scientifique sur les constituants actifs, l'observation

clinique et la connaissance traditionnelle des plantes, il est possible de dresser un inventaire de leurs usages thérapeutiques.



Voir aussi les principes actifs de plantes                                                        Valérie Stoll, EDH 2015

                   plantes nutritives


Sources:

Encyclopédie des plantes médicinales, 2005

Photos:

Valérie Stoll


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